Josef Karl Stieler war der Hofportraitmaler des Bayerischen Königshauses während fast der ganzen ersten Hälfte des neunzehnten Jahrhunderts. Seine Maltechnik verrät  seine Ausbildung an der Akademie in Wien (Füger) und im Frankreich Napoleons, erst in seinen letzten Jahren bekehrt er sich zu einer freieren Malweise. Nicht zuletzt stützt sich sein Erfolg auf die absolute Treue, die ihm König Ludwig der Erste während seines ganzen Lebens gehalten hat, ausgerechnet der Ludwig, der sich als Promoter der Nazarener hervorgetan hat.
Ludwig war jedoch nicht sein einziger Verehrer. So schreibt ihm beispielsweise Heinrich Heine 1833 in einem  Brief aus Paris (anlässlich einer Ausstellung von Ingres - Mitteilung von U.v.Hase): "Die Portraite dieses Malers haben große Ähnlichkeit mit den Ihren ... Aber es fehlt ... jene Anmuth, jene reitzende Heiterkeit, kurz jener poetische Zauber, die ... [in Ihren Bildern]... so anzieht und lebt und lächelt."
Einen persönlichen Stil entwickelt er besonders in seinen Handzeichnungen, als Arbeitsmaterial stenographieartig verkürzt. Seine Handzeichnungen sind sehr selten, das meiste Kriegsverlust. Hier gibt es einen einzigartigen Einblick in seine Werkstatt.
 

Joseph Karl Stieler était le portraitiste à la mode en Bavière pendant toute la première moitié du siècle. Il jouissait dès son arrivée à Munich du soutien inconditionnel du dauphin et future roi Louis I. Son art révèle sa formation auprès des confrères français de l'ère napoléonienne et de l'Académie de Vienne (Heinrich Füger). Le roi Louis n'est pas son seul admirateur. En 1833, Henri Heine lui adresse une lettre de Paris (signalée par Ulrike von Hase-Schmundt, en allemand). Il y fait part de son admiration pour les portraits de Ingres auxquels manqueraient pourtant le charme et la légèreté, la poésie magique, de ceux de Stieler.

Dans ses dessins, il a développé un système d’abréviation très personnel et efficace. Il a joué un rôle considérable dans la divulgation du classicisme à la française en Allemagne. Vers la fin de sa longue période d'activité, il retrouve un romanticisme modéré et un brin de réalisme naissant. Parmi ses rares élèves directes figurait Franz Xaver Winterhalter
Les dessins ici présentés constituent la majorité des dessins connus de l'artiste, la plupart de sa succession étant disparue pendant la dernière guerre mondiale. Ici, sur ces pages, il y un aperçu unique de ses dessins, parfois très intimes et personnels; ce qui reste du fond de l'atelier.