Paul Delaroche: Maskenball in Nizza
Spätes Aquarell aus Nizza, datiert 1852.  Delaroche unterhielt damals freundschaftlichen Umgang mit seinen Nachbarinnen, den Schwestern Prinzessin Beauvau-Craon und Grafin Potocka, die aus dem damaligen Polen, heute Ukraine, stammten. Oft war er deren Gast auf dem großzügigen Landsitz im Quartier Carabacel (Link zu einem hübschen Artikel über diesen Aufenthalt). Das Verhältnis muss sehr eng gewesen sein, sie unterstützten ihn sogar bei der Pflege seines kränkelnden Sohnes Horace.
Was zunächst wie ein für Delaroche untypisches Genreblatt imponiert, vielleicht nach einem  Bauermädchen, ist eher mondän und  sicher eine Verkleidung. Es dürfte sich  um eine der Schwestern handeln; verweisen doch Haartracht und der Kopfputz auf deren Heimat .
Delaroche hat sich nicht zum ersten Mal mit solchen Maskeraden im Freundeskreis amüsiert: 1829 zeichnet er den Kollegen Eugène Lami in einem Kostüm, das dieser selbst nach einem Teilnehmer eines der berühmtesten Maskenbälle des Jahrhunderts lithographiert hatte, das des Duc de Richelieu für die "Quadrille der Maria Stuart" der Herzogin von Berry. Aus dem Jahr 1850, ebenfalls von einer Maskerade aus dem Nizzaer Kreis, ist die Zeichnung eines Knaben überliefert, laut Delaroches Aufschrift "als Marquise verkleidet".

  Paul Delaroche, Bal masqué à Nice
À l'apparence un dessin de genre, pas vraiment le type de dessin préfèré de Delaroche. Effectivement, cette aquarelle faite à Nice en 1852 ne représente pas une paysanne de la région. Elle est plutôt une référence tardive aux plaisirs du théâtre et du déguisement. Autour de 1829, Paul Delaroche avait fait un portrait-charge de l'ami  Eugène Lami exactement dans le même costume et dans la même position dans lesquels Lami lui-même avait peut de temps auparavant dessiné un participant au Quadrille de Marie Stuart, fameux bal masqué donné par la duchesse de Berry en 1829. Lami avait lithographié un album avec tous les participants au bal d'après ses propres dessins.
Ici, la clef de l'identification se trouve dans le vêtement. Delaroche a dessiné la jeune femme en habit russe; probablement aussi le souvenir d'un bal masqué, cette fois-ci organisé par ses amies et voisines à Nice, les sœurs Ludmilla et Delfina Komar, originaires d'une région alors annexée à la Pologne, mais de l'actuelle Ukraine (l'une par mariage princesse Beauvau-Craon, l'autre comtesse Potocka). Il existe un dessin d'esprit similaire de 1850, également fait à Nice, offert en 2005 par la galerie newyorkaise Shepherd: un garçon, selon l'inscription autographe de l'artiste déguisé en Marquise.
Vers un bel article par Jean-Paul Potron sur le séjour de Paul Delaroche à Nice.