Karl Philipp Fohr: Illustration für Friedrich de la Motte Fouqué's Zauberring, Band 1, Kapitel 6. Der Minnesänger Walther tröstet Bertha von Lichtenried im Schmerz über den Abschied ihres heimlich geliebten Cousin Otto von Trauwangen.
Walther folgt - wie öfter in späteren Arbeiten Fohrs - einem Typus, zu dem Fohrs politisches Vorbild, Adolf August Ludwig Follen, Pate gestanden hat.

Follen war das Haupt und Spiritus rector einer Heidelberger Studentengruppe, zu der Fohr freundschaftliche Beziehungen pflegte. Hier war einerseits die Keimzelle des Burschenschaftswesen, andererseits die der "altdeutschen Tracht" als politisch-kulturelles Manifest, an deren Verbreitung im Kreis der deutschrömischen Künstler Fohr entscheidenden Anteil hatte.

 

Karl Philipp Fohr: Dessin fait autour de 1815 à Munich, en vue d'une édition illustrée du Zauberring de Friedrich De la Motte Fouqué qui ne sera jamais réalisée.
Fohr est le prototype d'un courant du romantisme moyenâgeux allemand. Il transmettra plus tard la mode de la altdeutsche Tracht, une façon de s'habiller à l'ancien (les adeptes l'ont pris pour un vêtement moyenâgeux, en fait plutôt inspiré de la renaissance, une obligation pour un membre chic de la communauté artistique allemande à Rome dans les années 1820 et 1830). Cette mode vit le jour dans un cercle d'étudiants à Heidelberg. Le même esprit mènera plus tard à la création des associations estudiantines nationalistes en Allemagne, les Burschenschaften. Fohr était lié d'amitié à plusieurs membres de ce groupe d'étudiants.
Les dessin est une illustration au chapitre 6, le chanteur Walther tente en vain de consoler la belle Bertha du départ de son amoureux, son cousin Ott (à l’arriere-plan).
Il est un double hommage. Non seulement au moyen-âge, mais aussi au leader du groupe de Heidelberg, Adolf August Ludwig Follen. Follen fut le dirigeant incontesté du cercle, aussi bien par son esprit que par son apparence physique dominatrice, bien reconnaissable dans les traits du chanteur.